Europe

En France, le chômage inégale persiste

Depuis dix ans, le monde de l’emploi est en pleine crise. Et depuis, les disparités entre les régions n’ont fait que se creuser. Des statistiques menées au sein du Ministère du Travail ont en effet démontré que dans certaines zones du pays, le taux de chômage reste relativement élevé. Les régions les plus concernées sont celles du Nord et de l’Occitanie, notamment à cause de leur histoire économique et de l’impact qu’a eu la crise économique. Aujourd’hui, nous sommes face à un nouvel enjeu politique de taille, les habitants de ces régions, quelque peu laissés de côté rejoignent de plus en plus le populisme, comme il en est déjà le cas dans la plupart des régions européennes.

La région de l’Ouest avantagée

Globalement, les chiffres ont démontré que le chômage n’a pas frappé la France de la même manière. Même si ce n’est pas évident à première vue, les conséquences de la crise économique n’ont pas impacté dans la région de l’Ouest comme elle a pu frapper dans les autres régions. Voici les données : en moyenne, le taux de chômage en France métropolitaine a augmenté de 9.1% en 2017, après avoir connu 10% de montée en 2015. Jusqu’à lors, les taux de chômage les plus faibles ont été constatés en Bretagne, avec seulement 7.9% et en Pays de la Loire avec seulement 7.8% de montée.

Nous retrouvons à l’opposé les régions qui ont le plus été frappées par le chômage, dont notamment la région des Hauts-de-France, celle de l’Occitanie et la région de la Provence-Alpes-Côte d’Azur.

À travers les 304 zones d’emploi sur tout le pays, les écarts sont creusés avec plus de 12 points.

L’impact de la désindustrialisation

Si la crise économique n’a pas atteint les régions de la même manière, il en est de même des industries. Certaines industries, en effet, n’ont pu se relever à l’issue de la crise. On constate que les compétences et les qualifications de la population sont allées en décroissant, les petites entreprises ont assis leurs indépendances les « donneurs d’ordre ».

Chaque spécialisation économique dont est doté chacun des territoires justifie également cet écart dans le taux de chômage. Dans certaines zones d’emploi, où les activités sont pour l’essentiel minières, le déclin des emplois est fortement accentué. Lorsque le secteur minier perd de sa notoriété, les activités connexes à leur tour baissent également.  C’est ainsi que les territoires les plus frappés se ruent vers d’autres activités économiques, comme le textile l’habillement, l’automobile et le secteur marchand. Néanmoins, ces nouvelles dynamiques créées sont loin d’être à l’abri à la crise.

Author Since: Sep 25, 2018